Repaysannisation de la société

Repaysannisation de la société

Les paysan·nes disparaissent, c’est un fait. De 1980 à 2017, notre pays a perdu 68% de ses fermes. Aujourd’hui, plus de 65,2% des agriculteurs·trices ont plus de 50 ans et seulement 16% d’entre-eux déclarent avoir un·e successeur présumé·e. Les fermes sont de plus en plus grandes, capitalisées, industrialisées, … et sont de moins en moins transmissibles.

Si nous voulons nourrir le monde de demain, nous avons besoin d’une repaysannisation de la société. Nous avons besoin de politiques qui encouragent l’installation de nombreuses petites et moyennes fermes et d’une stratégie de transmission des fermes, partout et sur tous les territoires en campagne et en ville.

Il existe beaucoup de jeunes et futur·es paysan·nes se dirigeant vers la possibilité d’installer leur projet. L’image du métier n’est malheureusement pas séduisante. De nombreuses difficultés découragent ou mettent des bâtons dans les roues des nouveaux·elles porteur·euses de projets. On parle de la difficulté physique du métier (surtout lorsque l’on fait des choix d’indépendances aux énergies fossiles), de la difficulté économique car les revenus engendrés sont difficilement viables mais également des difficultés administratives ou encore de la difficulté de trouver de nouvelles terres agricoles en Belgique.

Si nous voulons continuer à nous nourrir localement et durablement pour diminuer notre empreinte carbone, il est faudrait non seulement créer des politiques de soutien à une agriculture paysanne, familiale et nourricière mais aussi accompagner la transmission de cédant·es et trouver de nouveaux·elles repreneur·euses. Les cartes se situent autant dans les mains du politique que dans celles de la société civile. En effet, nous avons besoin que les citoyen·nes continuent à faire confiance à nos fermes paysannes et à la nourriture produite localement. Que chacun·e puisse continuer à sensibiliser ses proches, ses familles et ami·es sur la nécessité de soutenir notre agriculture belge et nos paysan·nes. Ceux.celles-ci ont également besoin de gratitude, parler d’eux/elles, rendre le métier séduisant et peut-être encourager de nouvelles générations.

En bref, il s’agit non seulement d’encourager des politiques de soutien à l’agriculture paysanne et à la conversion vers des modèles agroécologiques respectueux de la nature et de l’humain mais aussi d’une revalorisation sociale et économique du métier de paysan·ne et de ceux/celles qui nous nourrissent.

Questions à se poser pour aller plus loin - débats :

  • Comment encourager une repaysannisation vers un modèle agroécologique ?
  • Est ce que la repaysannisation implique seulement l’installation de nouveaux·elles paysan·nes qui veulent en vivre financièrement ou est-ce également un mouvement d’autonomisation des mangeur·euses afin d’effectuer une vraie relocalisation/redéploiement agricole jusque dans leurs jardins et terrains privés, (quitte à ne plus soutenir les produits paysans quand la saison est bonne au potager) ?
  • Pour nourrir notre pays, 20% des actifs de la population devraient devenir paysans contre 1% actuellement. Est-ce un objectif réaliste/faisable dans une vision de 10 ans ? Où est ce que je veux me situer dans cette transition ? Nouveau·elle paysan·ne ? Mangeur·euse solidaire ? Politique soutenant ? Porteur·euse d’un projet de facilitation du système agro/alimentaire belge ?
  • Comment influencer efficacement des états/sociétés prêts à revoir leurs valeurs centrales ?
  • Quelles seraient les étapes d’un plan de sortie d’une agriculture travaillant avec des intrants chimiques et internationalement dépendante des monopoles agroalimentaire vers une repaysannisation de la société ? Quelles pistes légales sans créer des violences supplémentaires et/ou inutiles ? Quelle place pour les travailleur·euses de ce secteur dans des chaînes relocalisées ?

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